Taux d’humidité : quel est le taux idéal dans une maison ?

Publié le: 16 Août 2017 par Julie

Un taux d’humidité non contrôlé peut provoquer de sévères dégâts dans la maison. Trop élevé, il favorise la prolifération de moisissures et peut provoquer des allergies. Trop bas, l’air est sec et cela n’est guère meilleur pour la santé. L’objectif est, par conséquent, de réussir à trouver le juste équilibre. Quel est le taux idéal ? Comment le mesurer ?

taux d'humidité - condensation

Quel est le taux d’humidité idéal dans une maison ?

Le taux d’humidité idéal

Egalement nommé hygrométrie, le pourcentage d’humidité désigne la quantité d’eau contenue dans l’air sous forme gazeuse. Selon les spécialistes, le taux idéal d’humidité idéal se situe entre 45 et 65 %. Au-delà de 70 %, les premiers signes commencent à apparaître sur les murs intérieurs ou extérieurs, le plafond, au sous-sol ou dans certaines pièces (cuisine, salle de bains). Les principaux symptômes sont les suivants :

  • La condensation. De l’humidité se forme au niveau des murs et des fenêtres.
  • Le salpêtre. Un dépôt blanchâtre se dépose à la base des murs intérieurs.
  • Les moisissures. Une mousse, des auréoles ou des efflorescences prolifèrent à divers endroits. Ces taches peu esthétiques s’accompagnent d’une odeur désagréable.
  • Le mérule. Ce champignon détériore les meubles et les menuiseries en bois.

L’humidité endommage votre maison en profondeur mais, pas seulement. Elle peut également avoir des répercussions négatives sur votre santé et celle de votre famille. Des allergies, des troubles respiratoires ou encore des problèmes d’articulation peuvent être décelés.

Mesurer l’hygrométrie

En cas de doute sur le taux d’humidité de votre maison, il existe un appareil qui vous permet de le mesurer en toute faciliter. Son nom : l’hygromètre. Il suffit de le poser dans la pièce et d’attendre quelques instants pour que le résultat s’affiche. Toutefois, cet instrument n’est pas fiable à 100 %, une marge d’erreur est à prévoir. Cet appareil vendu dans le commerce ne se substitue en aucun cas à l’expertise d’un professionnel. Ce dernier dispose d’outils beaucoup plus performants comme le testeur d’humidité. Il peut également effectuer un prélèvement de matériaux.

Les principales causes d’une maison humide

Sans connaître les causes réelles du mal, qui rongent votre habitation, il est impossible de venir à bout de ce fléau d’où l’importance de se tourner vers un expert. Divers facteurs ont une influence sur le niveau d’humidité au sein de votre logement comme une catastrophe naturelle, la température extérieure, le climat de votre région de résidence ou le système de chauffage.

  • Un incident.

    Une inondation, une fuite, l’usure des joints ou une rupture de canalisation.

  • Une ventilation défectueuse.

    L’humidité n’est pas évacuée correctement, car l’installation n’est pas suffisamment performante ou la grille de ventilation est simplement obstruée.

  • Des infiltrations d’eau.

    L’eau de pluie s’infiltre à l’intérieur du bâtiment par le biais de fissures présentes sur les murs extérieurs.

  • La pression hydrostatique.

    L’eau pénètre dans vos murs de fondation sous l’effet de la pression du sol.

  • Les remontées capillaires.

    L’humidité du sol remonte par les murs enterrés.

  • Certains chauffages

    Les anciens convecteurs électriques avaient tendance à assécher l’air. Ce n’est plus le cas avec le radiateur à inertie nouvelle génération.

Les traitements en cas de problèmes d’humidité

Avant de raser intégralement la maison, il existe quelques solutions pour limiter l’humidité. Si les soucis sont mineurs, un déshumidificateur d’air chimique ou électronique permet de rétablir la situation. En revanche, si les problèmes persistent, il faudra s’adresser impérativement à un professionnel. Il est, le seul, à pouvoir diagnostiquer le problème de manière précise et de mettre en place un traitement adapté.

Une ventilation performante

Les habitations sont de plus en plus isolées afin de limiter au maximum les déperditions de chaleur. En plus de cette couche protectrice, il est nécessaire d’installer une ventilation. Le système le plus efficace est sans conteste la ventilation mécanique contrôlée, qui maintient la qualité de l’air à niveau optimal. Il existe plusieurs types de VMC : la VMC simple flux ou double flux, la VMR (ventilation mécanique répartie) et la VMI (ventilation mécanique par insufflation).

Pour compléter l’action de votre ventilation, n’oubliez pas d’aérer régulièrement votre logement été comme hiver. 10 minutes suffisent pour renouveler l’air.

Des traitements en profondeur

Des traitements plus en profondeur sont parfois requis. Parmi eux :

  • Un assèchement des murs.

    Un boîtier est installé contre le mur afin de repousser l’eau vers le sol.

  • Une injection de résine.

    Cette substance permet de colmater les capillarités.

  • Un drainage du terrain ou de la maison.

    Il permet à l’eau, qui stagne autour des fondations, d’être déversée directement dans le réseau d’eau pluviale ou dans un puisard.

  • L’installation d’une membrane d’étanchéité.

    Elle entoure les murs enterrés des fondations afin d’éviter les infiltrations latérales.

  • Le cuvelage.

    Cette solution très contestée consiste à agencer une membrane étanche dans la cave.

Dans une maison saine, vous pouvez appliquer un traitement de surface sur vos murs intérieurs et extérieurs tel qu’un hydrofuge de surface, un enduit anti-humidité ou une peinture anti-humidité.